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Quand le Droit Pénal fait du Social

Prévenir la criminalité / Criminaliser la prévention

Mes chers amis, vous le savez peut-être, mais en tant qu'étudiant en droit et défendeur de la Justice au sens pur du terme, je suis forcé de constater que la justice Taubira et précédents ne sont plus des acteurs punitifs ou dissuasifs du droit, mais des socialistes criminologues.

En effet, la prison ne ressemble plus au modèle Panoptique de Bentham, qui se voulait répressive et correspond vraiment à la notion de punition. Dans ce modèle, les prisonniers faisaient face au personnel pénitencier, mais ne pouvaient les voir. Ils savaient que tous leurs faits et gestes étaient constamment épiés. Bentham parlait "d'utilitarisme de la sanction pénale" où la punition ne serait pas imposée par son déterminisme, mais de son utilité sociétale.

Panoptique de Bentham

Les prisons actuelles sont des camps de vacances : Télévision, Téléphones portables, Droits de visites, Logement plus que décent, Nourriture, salle de sport, réinsertion professionnelle, Surveillance minimes, Copinage avec les surveillants pénitentiaires, etc. (alors que la plus part des gens ne peuvent bénéficier d'assistance pour trouver un emploi).
Tant de choses qui font que la Justice n'est pas quelque chose de punitif, mais de social.
Je préfère l'école de la Justice Absolue, de Kant et de De Maistre, qui trouve dans la sanction pénale une fonction dissuasive. La violence de la punition doit être pondérée avec la violence de l'acte. En effet, l'amende doit être appliquée pour une infraction mineure (comme de la consommation de stupéfiant, un mauvais stationnement, etc.), la prison pour les infractions majeures (comme les viols, violences, etc.) et enfin la perpétuité réelle pour les homicides volontaires avec préméditation.

  • Une grande question philosophique permet de réfléchir sur le rôle de la Justice.
 "Vaut-il mieux être craint ou aimé ?"
La réelle question est de savoir si il est plus facile de se faire respecter en étant craint ou aimé. Si on aime la justice de son pays, c'est parce qu'elle impose le respect, et donc fait craindre son courroux. Ce n'est pas pour rien que la figure de la Justice aveugle porte une épée.
Comme la crainte de Dieu, la crainte de la justice doit venir de la crainte de la sanction. Si la justice lave les fautes, elle ne doit en aucun cas les pardonner. On se lave de ses péchés par la rédemption et la purge de la peine.
Comment peut-on respecter une règle, si l'enfreindre n'amène à rien ? Prenons un exemple très simple. Si tuer une personne est interdit, mais que la sanction est absente (Cf. la dépénalisation de la PMA), comment craindre le néant ?

La politique actuelle s'appuie sur une vision "bisounours" de la Justice, en effet, la théorie classique de Rousseau ou encore Montesquieu, se veulent individualiser les peines, les "personnaliser". Ce qui veut dire que les actes sont indépendants des personnes. On ne condamne pas un vol, on condamne un voleur, on ne condamne pas un meurtre, mais un meurtrier. Ce qui implique que l'acte peut être atténué, et donc, le fait que l'on puisse modifier la réalité au point de diviser par deux une peine permet de réduire la peur de la punition.

Si les chrétiens ne commettaient pas d'adultère, c'était de crainte d'aller en enfer. L'enfer est la punition la plus dur qu'il puisse exister. Cet enfer est nuancé en plusieurs enfers, en fonction des crimes terrestres.

La surpopulation des prisons, la personnalisation des peines, et la justice en surabondance de dossiers, mettent en peine les magistrats qui ne peuvent condamner de peur de représailles à la fois des gouvernants et des justiciables (Cf. Les pseudonymes des magistrats officialisés sur FB).

Le socialisme n'a aucune place à prendre dans la politique pénale. Il est à la Justice, ce que la peur est aux Télétubbies.

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